Halte aux seins nus

  • Réflexion matinale sur la morale dépassée ou d'avenir au Free Wheels 2012 devant la paroisse Saint-Martin et l'ex-place de l'Egalité de Courpière ?

    Le 13/08/2011 à 07:58      La semaine de l'Idiot provincial ©
  • God Forgives, Outlaws Don't

    Le diocèse de Clermont-Ferrand

    cautionne-t-il de telles manières ?

    Les franc-maçons auvergnats cautionnent-ils

    ce genre de comportement ?


    Halte aux seins nus

    au Free Wheels 2012 à Courpière !


    A l'orée du V° siècle avant Jésus-Christ, le Beau, objet de l'Art, le Vrai, objet de la Science et de la Philosophie, enfin le Bien, objet de la Morale, n'avaient encore été qu'entrevus, que pressentis.

    C'est en ce siècle - le siècle de Périclès - que le "miracle grec", le double miracle grec allait s'accomplir par l'entremise de deux génies : Socrate, fondateur de la Science et de la Philosophie, ainsi que de la Morale ; et Phidias, protagoniste de l'Art véritable et complet. - Socrate et Phidias sont aussi, pour notre civilisation européenne, les dignes créateurs des trois valeurs idéales : le Vrai, le Beau et le Bien.

    Le Vrai, pour Socrate, c'était le général. Tous les êtres et toutes les choses sont particuliers et passagers. Mais les idées générales, les concepts, qui, sous forme de mots, expriment ce qu'ils ont de commun, d'universel, soit dans leur nature, soit dans leurs rapports, demeurent. Nous ne pouvons même les comprendre qu'en dégageant, qu'en abstrayant leurs qualités et leurs relations communes, et en les étendant au genre auquel appartient telle espèce d'entre eux.

    Et nous-mêmes ne pouvons-nous comprendre, nous entendre les uns et les autres qu'en échangeant des idées générales. Les concepts sont donc vrais en vertu de leur généralité et de l'accord qu'ils réalisent entre les esprits. Les opinions individuelles, au contraire, sont sujettes à l'erreur et à la contradiction : elles émanent en effet de notre imagination, amie de la fantaisie, de l'iréel ; ou de notre sensibilité, égoïste  et passionnée ; ou encore de nos préjugés, issus de notre ignorance et de notre irréflexion ; ou enfin de nos intérêts, toujours tendancieux et bornés !

    De plus, elles sèment la discorde entre les hommes, puisque chacun a ses opinions personnelles, qu'il considère comme des vérités, et prétend imposer à autrui.


    NI PUTES NI SOUMISES


    Ainsi le vrai est non seulement le général, mais l'impartial et le désintéressé. Or, il existe en nous une faculté capable précisément de généralité, d'impartialité et de désintéressemment : c'est la raison. Cette faculté, mère de toutes les vérités, chacun la porte en soi, mais virtuellement et inconsciemment. Pour l'obliger à prendre conscience d'elle-même et à s'actualiser, il faut d'abord pratiquer une ironie bienveillante et féconde, destinée à convaincre un esprit d'ignorance, de contradiction ou d'erreur ; puis il convient de l'"accoucher" de cette raison qu'il porte dans son sein et qui sera, à travers les épreuves de la vie, son plus sûr guide, dans les voies et théorique, et pratique.

    Non seulement, en effet, la raison socratique est révélatrice du Vrai, mais elle est instigatrice du Bien. Et, de même que le Vrai, c'est le général sur le plan théorique, le Bien, c'est aussi le général, mais sur le plan pratique. Le Bien,c'est ce qui émane de la raison, faculté du général, et ce qui convient à la généralité des hommes, au genre humain. Or quel est le signe distinctif de l'homme par comparaison à l'animal ?

    C'est d'être doué de raison.

    C'est donc dans la vie conforme à la raison que réside le Bien.

    Mais entre le Ier et le XV° siècles, un grand souffle, venu d'ailleurs, passa sur notre monde occidental. Un souffle si nouveau et si fort qu'il renversa les valeurs en cours. Il leur fit du moins subir une radicale transformation. Le Sermon sur la Montagne unit le Vrai, le Beau et le Bien sous un seul et même signe : celui de l'Amour

    La vérité chrétienne, ce fut la révélation de Dieu, pur esprit, qui devait être adoré "en esprit et en vérité" ; la Beauté chrétienne, c'est l'âme purifiée du fidèle en prière ; et le Bien, pour un chrétien, c'est l'amour de Dieu dans ses créatures ; c'est la foi, car Dieu est "sensible au coeur", au moins autant que la raison ; c'est l'espérance en une immortalité heureuse, qu'il nous appartient de mériter par la pratique, en cette vie, des diverses vertus !

    Pendant tout le Moyen-Age chrétien, la Vérité ne devait plus être cherchée par la science, mais par la croyance ; ni même par la raison, sauf si elle se mettait au service de la foi. La Vérité était considérée comme ayant été révélée par Dieu, d'abord à Moïse, puis à Jésus, qui nous l'ont transmise dans la Bible, et les Evangiles.

    A suivre

    Marc-Claude de PORTEBANE

    Dans le cadre de notre reportage "HALTE AUX SEINS NUS AU FREE WHEELS A COURPIERE", nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont apporté leur témoignage de croyants sur la décadence des valeurs morales à Courpière dans le parc régional dit "naturel" du Livradois-Forez !

    Merci également à tous les témoignages agnostiques présents et à venir !